
Parmi les grands noms du monde du Shiatsu francophone, Bernard Bouheret n’est pas un inconnu. Qu’on en juge : plus de 40 ans de pratique, auteur de nombreux livres dont le célèbre « Vade Mecum de Shiatsu thérapeutique », président de l’Union Francophone des Professionnels de Shiatsu Thérapeutique, fondateur de l’Association Internationale de Shiatsu Traditionnel, fondateur de l’Ecole de Shiatsu Thérapeutique et toujours enseignant avec fougue et passion l’art et la Voie du Shiatsu à travers le monde, notamment en Inde où il va chaque année. Ce grand monsieur se livre longuement ici sur son parcours à la fois riche et étonnant pour nous raconter avec maints détails l’histoire d’une vie dédié à sa passion : celle du soin et du cœur.
Ivan Bel : Bonjour Bernard. J’aime bien commencer mes interviews par les racines familiales et si ce n’est pas indiscret j’aimerais savoir d’où vous venez ?
Bernard Bouheret : Alors, je viens du sud de la France. J’ai beaucoup vécu à Montpellier, les grands-parents étaient de Nice, Sommières, bref de toute la région là-bas. J’y ai fait toute ma scolarité et j’y suis resté jusqu’à l’âge de mes 28 ans pour aller vivre à Paris. Je suis dans ma soixante-cinquième année, toujours à Paris. Donc on peut dire que maintenant je suis Parisien.
Cela ne veut pas dire que ce sud ne vous a pas marqué. D’ailleurs on peut encore entendre un peu l’accent qui chante.
Oui, le sud m’a marqué, car c’est toute l’enfance et même plus. Ma famille est encore en grande partie là-bas et c’est là aussi que j’ai fait mes études de Shiatsu à l’époque avec Thierry Riesser, fils spirituel de sensei Okuyama.

Archives personnelles (c) Bouheret
Avant qu’on parle de lui, pouvez-vous me raconter comment s’est passée votre rencontre avec le Shiatsu, car je sais que c’est une drôle d’aventure.




